Be My Guest #14 : Richard Perrin (HEC)
Me voilà en route pour le 17e arrondissement, où j’ai rencardé mon invité du jour, Richard Perrin. Que fait-il ? Bah rien moins que Dir’Comm d’HEC, voui. Un peu de corpo ne peut pas faire de mal, non ?
C’est au Bath’s que je lui ai donné rendez-vous, juste derrière la FNAC des Ternes. Auparavant, le restaurant s’appelait Les Béatilles. Mais depuis fin 2006, c’est Jean-Yves Bath qui a investi les lieux avec son fils. C’est un quartier que j’ai pas mal fréquenté il y a quelques années, lorsque je taffais chez EDF. Rassurez-vous, je ne montais pas au poteau ; je me contentais, déjà, de communiquer. A cette époque, le Bath’s n’était pas là. Mais récemment, on m’en avait dit du bien, alors je me suis dit que c’était l’occase de tester. D’autant que Richard Perrin, qui venait de Jouy-en-Josas, avait rendez-vous juste après dans le secteur.
Une averse me force à me réfugier à la FNAC – lieu vers lequel il ne faut pas beaucoup me pousser, en règle générale. Résistant à toutes les tentations, je brave les dernières gouttes, évite un taxi fou sur l’avenue Niel et déboule au Bath’s. Bah tiens, je pensais pas que ce serait comme ça. Ca fait très néo-bistrot, dans le genre bien contemporain, mais assez simple. Tant mieux, on va s’éviter des chichis. Comme l’accueil d’ailleurs, poli mais pas obséquieux. On me dirige vers le fond du resto, pas loin du bar. On me tend une carte, je demande de l’eau.
Richard ne tarde pas. Et puis c’est gentil, il est venu avec un cadeau pour moi : un beau livre sur HEC. Cool, je vais pouvoir en apprendre un peu plus sur l’école, car voyez-vous, moi j’ai plutôt ciré les bancs de la Sorbonne… Enfin, je connais un peu HEC et son fonctionnement, notamment parce que j’ai une amie qui y bosse. C’est d’ailleurs elle qui nous a connectés, Richard et moi – merci Nath ☺
Je l’entreprends direct sur son taf et sur l’image qu’il veut faire passer de HEC. Je comprends vite que l’international est au cœur de tout. L’école est en expansion un peu partout dans le monde. Richard vient d’ailleurs de passer un moment aux States, à New York. Une ville qu’il connaît bien, puisqu’il y a déjà passé du temps, il y a dix ans, au bureau d’expansion économique de l’Ambassade de France. Et même s’il reste feutré dans ses appréciations, je sens bien que là-bas, il aime bien.
On commande sans passer par la case “entrées”, pour des questions de temps, mais aussi parce que Richard me confie être plus porté sur un éventuel petit dessert. Je dis banco, et cède une nouvelle fois à un risotto, avec du homard, des cèpes et du pistou. Richard choisit un émincé de veau aux morilles. La carte est sympa, à priori sans grandes envolées, mais semblant faire la part belle aux beaux produits bien traités. Il y a aussi une touche ibérique marquée – Bellota, encornets et paella, crème catalane…
On se consent tout de même un verre de vin chacun, histoire d’honorer nos plats. Je nous choisis du Crozes-Hermitage, un rouge 2005 du domaine Faugier pour Richard, et un blanc 2005 également du domaine des Entrefaux pour moi. Je suis bien jouasse pour mon Crozes, parce que j’adore en général ce que font les Tardy – Charles et François, le père et le fils. Je ne serai pas déçu.
En tout cas, ça ne chôme pas, au Bath’s : nos plats arrivent pronto. Le mien est très joli, en plus ça fait un bout que je me suis pas engouffré un peu de homard… Malheureusement, si la bête est bonne, le riz est – oui, je sais, je suis chiant avec ça – encore une fois en surcuisson. C’est quand même couillon de gâcher un peu l’harmonie d’un plat avec ce genre de truc. Enfin, les produits sont beaux, et ça reste plus que mangeable. Richard a l’air heureux avec son veau, qui lui-même a l’air heureux avec le Crozes. Que demande le peuple ? Plus de beau football à Paris. Bah oui, comme je savais Richard amateur, je l’ai un peu branché sur le sujet. Bon, question foot, je suis marseillais pour la vie, mais ça n’empêche pas les sentiments, comme on dit. Ca a été une bien vilaine saison pour le PSG, mais qu’en pense Richard ? Il prône la stabilité, et il a bien raison – matez la vidéo de l’interview, j’ai une dernière question là-dessus.
Faut pas vous imaginer qu’on a passé le déj à causer foot, on a plutôt causé du positionnement d’HEC par rapport à ses concurrents mondiaux, mais pour ça, écoutez plutôt ce qu’en dit Richard.
Nos plats liquidés, on attend nos petites douceurs : une galette tiède au chocolat pour Richard et une tarte fine aux Mara des Bois et sucre de lavande pour moi. Bah c’est délicieux cette petite affaire. Pour le coup, pas de remarque un poil désobligeante comme sur le plat. C’est à la fois fin et goûtu, et ça passe tout seul. De l’autre côté de la table, la galette choco a à peine eu le temps de dire ouf. Nous voilà rendus à la fin, avec une nouvelle averse qui se pointe. Pas de souci : les gens du Bath’s, vraiment très sympas, nous proposent de nous installer à une table haute près de l’entrée pour shooter. En plus, ça permet de vous faire profiter un peu de l’ambiance du resto. Ok, à 100 patates, j’aurais préféré donner la très bonne note sur la bouffe plutôt que sur le service, mais bon, dans l’ensemble ils s’en tirent bien. Je pense même qu’un de ces jours, je vais les retester, histoire de pas rester sur le petit truc qui fâche…
